01 mars 2007

Zéro, ce matin, à ceux qui font rien qu’à embêter Ségolène


C’est vrai quoi, depuis qu’elle s’est lancée dans la campagne présidentielle, Ségolène doit faire face à un vent de contestation de force 4 qui est en train de menacer les rouges rivages du parti socialiste français. Ségolène se fait critiquer par tout le monde. Par les partisans de Nicolas évidemment, mais aussi par une foule invraisemblable de groupes bien précis. Ainsi les défenseurs de la langue française lui ont reproché de créer des néologismes barbares lors de ses déclarations, les amoureux des programmes politiques bien ficelés lui reprochent d’être brouillonne. Bref la contestation est plus que macro-politique, elle va dans les moindres recoins de la société. Aujourd’hui, on est pas loin de penser que les fabricants de Bêtises de Cambrai ont quelque chose à reprocher à Ségolène, tout comme la Fédération Nationale des Mangeurs de Tartiflettes (FNMT) ou l’Association Limousine des Tricoteuses et Crocheteuses de France (ALTCF). Et voilà t-y pas que les fans de Mangas montent au front. Les Mangas, ce sont les bandes dessinées japonaises auxquelles on assimile aussi les dessins animés qui sont dans le même registre. Ce matin je suis tombé sur quelques sites internet consacrés aux Mangas qui s’inquiètent d’une éventuelle accession de Ségolène Royal à l’Elysée. Pourquoi ? Eh bien à cause des bouquin que Ségolène a jadis écrit sur l’éducation. Parmi ces livres il y a le « ras-le-bol des bébés zappeurs » sorti chez Robert Laffont. Un livre ou Ségolène était particulièrement dure vis-à-vis des mangas qu’elle trouvait laids et violents. C’est ainsi que la candidate socialiste s’inquiétait de la philosophie sous-jacente chez bioman. Bref, les analyses de Ségolène aujourd’hui sont lues avec effroi par ceux qui s’extasient devant les images animées venues du pays du Soleil Levant. Et ils se disent que voter Nico ou François leur permettra peut-être d’éviter une période de privation dramatique. Même si le livre est sorti en 1989, les amoureux des Mangas n’en démordent pas. Ségo c’est l’adversaire ultime de Goldorak. Celle qui vaincra Albator. Et pour étayer leur propos, ils vont même fouiner dans la revue de presse de l’ambassade de France au Japon. Vous imaginez ça vous, allez lire la revue de Presse de l’ambassade de France au Japon? Franchement, ça ne me viendrait jamais à l’idée… Mais eux, ils l’ont fait. Et là, ils ont découvert avec horreur un petit article qui les a confortés dans leurs angoisses existentielles. Il y a deux mois, deux journaux nippons l’Asahi et le Sankei ont signalé que Ségo avait rencontré Fukushima Mizuho à Paris, Fukushima c’est la présidente du Pari Social-démocrate japonais. Lors de l’entretien, Ségo s’est inquiétée de la condition de la femme au Japon en déclarant que le problème pouvait venir de l’impact des mangas et dessins animés japonais. Pourquoi ? Et bien parce que dans ces mangas « les femmes sont torturées ». Bizarrement rédigé, le résumé de l’article laisse entendre que cette prise de position pourrait avoir des conséquences dipàlomatique « au sein du gouvernement japonais », « certains craignent un refroidissement des relations franco-japonaises après l’élection présidentielle ». Bigre voilà que Ségo doit s’armer face à front d’opposition dont l’arsenal se décline en Fulguropoints, Destructo-fusées et autres Rayons Gamma à Dose Maximale (RGDM). Que peut-on faire contre des armes pareilles? Je ne vois qu’une solution, que Ségo-san demande à Sarko-san de lui refiler son karcher-laser des banlieues XZ-678.


1 Comments:

At 10:09 AM, Anonymous Anonyme said...

Je tiens à préciser que le terme "manga" couvre la bande-dessinée japonaise et non les dessins animés (le terme "animé" est alors utilisé).

Michel Terneu

 

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